A première vue, on pourrait croire que je m'adresse à des amis rencontrés ici, militaires ou locaux, et bien non... certains bien sur ont une petite place dans mon coeur, mais ils sont rares, très rares... On ne peut pas vraiment dire que ce séjour aie été très prolifique en matière d'amitiés, l'état d'esprit de nos compatriotes étant tranformé (ou pas d'ailleurs) une fois le pied posé sur le tarmac, par le simple fait que nos salaires nous permettent le luxe d'une femme de ménage.

Une femme de ménage ici, c'est une personne qui vient 6 matinées sur 7 faire votre ménage et garder vos enfants, pendant que madame qui ne travaille pas va faire du step, de la danse orientale ou de l'aquagym. Elle revient aussi le soir et/ou le week end à la demande pour laisser aux parents le loisir de profiter sans leurs enfants.

Nous ne nous sommes pas fondus dans le moule, nous n'avons pas été intégrés... C'est aussi simple que ça. J'ai au une femme de ménage-nounou (appelée aussi fatou) tant que je travaillais pour garder ptit coeur, puis après un vilain accident domestique de sa faute (brulures au second degré au fer à repasser sur le visage de mon fils) j'ai tout arreté... fatou et boulot... depuis je transpire comme une malade en passant mon aspirateur pendant que d'autres partent en vacances à Dubai en laissant leur(s) mioche(s) à de vagues connaissances...

 

Mais revenons à nos moutons... je vous reparlerai peut être de tout ça à une autre occasion...

Ceux qui vont me manquer, c'est eux :

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Les dromadaires ! Ici ce sont les rois... bien que certains, comme celui-ci soient bien à plaindre car leurs maitres leur font promener des blancs qui payent pendant de longues heures...

Au départ, nous voulions faire un tour dessus, pour l'expérience, mais quand j'ai vu ce pauvre dromadaire raler pour se lever et se faire taper dessus avec un baton pour avancer... je n'ai pas voulu participer à ça. Mon ptit coeur d'amie des bêtes ne pouvait pas le supporter.

Ils vont me manquer, parce qu'ici, on en croise en liberté sur les chemins, transversant la route... Ce spectacle m'enchante à chaque fois comme une enfant devant un sapin de Noël... En rentrant des courses, j'ai même eu la surprise d'en voir un courir pour traverser à 100 mètres de la voiture... délirant ! Heureusement que je ne roulais pas plus vite !

Ce qui est certain, c'est que je ne suis pas prête à en croiser dans les rues de Brest !